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Milton en vacances et ...souvenirs...

Escapade à Durbuy, Belgique

le 18/10/2006 à 12h25
Escapade à Durbuy, Belgique.


Durbuy, petite ville où j’ai effectué des manoeuvres lorsque j’étais caserné en Allemagne. Non, çà ne remonte pas si loin, à peine une quarantaine d'années.

C'est pratiquement impossible de trouver place à une terrasse. Il faut dire qu’il fait un temps magnifique, et c’est dimanche. Nous déambulons donc un petit peu mais il ne fait pas grand et on revient forcément toujours sur la place centrale. Une place libre à une terrasse.
La terrasse est assez grande, et toutes les places sont occupées pratiquement. C’est dire que les trois garçons ont du travail. Servir, débarrasser les tables dès que les clients partent, pour en recevoir de nouveaux. Nous sommes assis à côté de deux couples de néerlandophones, qui ne sont pas servis. Nous attendons qu’on prenne la commande, un bon moment quand même, vu la foule. Ah! Voilà un des garçons qui prend la commande chez les néerlandophones. J’en profite pour commander nos Durboises. ( Vous avez fait le rapprochement, oui? non? Durbuy, durboise! O.K. la relation est faite. Formidable. )

All right. C’est noté. On attend un peu. Un garçon, mais pas celui qui a pris la commande, apporte les boissons à nos voisins.
Sur le plateau, il y a une Durboise.



 Aucun des voisins n’a commandé cela. Ils sont quatre personnes, ils ne reçoivent que deux verres, et moi, je reçois la Durboise. Etonnement du garçon, il manque deux verres chez nos voisins, et il manque une Durboise à ma table. Il se gratte un peu les cheveux. Voilà! la situation se régularise. Mes voisins reçoivent ce qui leur manque, et nous, nous recevons le seconde Durboise. A votre bonne santé, Messieurs, Mesdames. Le même garçon apporte la commande d’autres voisins de table. Discussion ( On n’entend pas ce qu’on dit...) et le garçon retourne avec une partie de la commande, pour revenir peu après avec autre chose.  Eh oui! Il y a encore eu erreur sur la commande.

Le même garçon s’adresse à une autre table, les gens veulent manger je ne sais quoi. On apporte la commande, et devinez... Oui, devinez ce qu' il s’est passé? la moitié de ce que le garçon a apporté, n’était pas non plus ce qui avait été commandé. Incroyable. Extraordinaire. Aberrant. Epoustouflant. J’ai l’impression que ce pauvre garçon de café était sur une autre planète, ce n’est pas possible autrement.

Et aussi une autre petite anecdote. Un couple installé près de nous a commandé une paëlla, qui lui est servie, de même que du rosé dans un seau à glace. Le garçon ouvre la bouteille, verse un peu de son contenu dans un verre et le fait goûter.


" - Oui, çà va, il est bon. " Le client ajoute le commentaire suivant: " - Ce n’est pas comme la piquette qui m’a été servie l’autre fois. "


 


La réponse immédiate du garçon: " - C’est normal, cette fois-là, c’était le vin du patron. " 

- Ce n’est pas beau çà ? " Et le patron, n’est-il pas un heureux homme d’avoir du personnel aussi qualifié et responsable? A vous de juger. En tout cas, on s’est bien marré.

Quelques mots d'Histoire sur Durbuy...


 


A côté de Durbuy se cachent 10.000 ans d'Histoire. Un passé richement illustré par de nombreuses traces issues de toutes les époques de la ligne du temps.


La Préhistoire renaît grâce aux découvertes effectuées dans les grottes (Juzaine, Verlaine, Villers Ste Gertrude, ou aux nombreux silex trouvés sur le territoire de Tohogne et de Bomal (Plateau du Mont-St-Rahy). De ces temps reculés qui ont vu naître la civilisation, c'est le néolithique qui est le mieux représenté grâce aux mégalithes de Wéris et d'Oppagne; ces derniers constituent le plus bel ensemble de dolmens et de menhirs conservé en Belgique.


Chaque époque a ainsi marqué le territoire de son sceau : les monnaies et objets romains, les tombes franques, les constructions féodales comme le château de Durbuy. Construit au 11e siècle, ainsi que l'enceinte circulaire aujourd'hui disparue, il protégeait la ville dont le plan est resté intact jusqu'à nos jours.





Laroche-en-Ardenne - 3ème partie

le 18/10/2006 à 10h53

Laroche-en-Ardenne.   3ème partie.


 Il nous invite à boire un verre d’hydromel. On y va ! Ce n’est pas mauvais, mais cette boisson est aussi servie dans un gobelet en plastique, et çà, je regrette, ça enlève tout le plaisir. De l’hydromel. En fait, c’est assez proche du porto, c’est du moins ce que j’ai ressenti. Bon! Un verre, O.K. mais pas deux parce qu’on sent bien que cet alcool tape directement à la tête. On parle un peu, de tout et de rien, et justement, selon le programme établi, les chevaliers du cygne doivent se rendre dans la cour du château pour y mimer un combat à la grande épée. Nous nous rendons donc dans la cour où une autre compagnie est déjà occupée à simuler un combat.


Evidemment, ce n’est pas mal mais ce sont des amateurs, et çà se voit bien. Les combats ne sont pas bien arrangés. les chevaliers n’ont certainement jamais reçus de conseils éclairés et ce n’est pas comme à la télévision. Tous les coups sont donnés au ralenti, les parades sont presque toujours ratées, et ne parlons pas des ripostes. Mais dans l’ensemble, ce n’est quand même pas mal. Surtout quand un des chevaliers est tombé parce qu’il avait pris le pied dans un câble électrique. ( Il est vrai que le " pôvre ", il ne pouvait pas savoir ce que c’était que çà, un câble électrique.)

 Dans la réalité, je crois qu’un combat réel de chevalier ne devait pas durer plus de deux ou trois secondes avant qu’il y en ait un qui soit coupé en deux, ou qui présente un bras ou une jambe en moins.

C’est maintenant au tour de la compagnie du cygne. C’est à peu près la même chose, comme représentation, que celle de la compagnie que je viens de voir, mais les combats sont un peu mieux simulés, surtout que " mon " chevalier, lui, a pris la peine de mourir, écroulé contre un des murs d’enceinte. (Attention! Il n’est pas mort d’un coup, il s’est écroulé peu à peu.) Un des participants, géant de plus de deux mètres, s’empare alors d’une immense hache et zou, il mime de frapper son adversaire, qui ne sait pas comment parer les coups. 

Je crois aussi que dans la réalité, il était fendu en deux, d’un seul coup, de haut en bas. Et j’oublie, avant de mourir, mon chevalier a brisé son immense épée contre celle de son adversaire. Celui-ci, ( le salaud..) a profité de l’occasion pour frapper, coup mal paré avec le reste de l’épée brisée. Le coup est arrivé, pas trop fort heureusement, sur la coudière métallique de mon chevalier, coudière qui s’est détachée et a été projetée au sol dans un bruit de ferraille. ( O.K., j’exagère un petit peu pour le bruit. ) 

Voilà! les combats ont pris fin, et chacun regagne son campement. J’ai fait des photos, et elles commentent parfaitement ce que je viens de relater si magnifiquement. Voilà que sonne le glas de notre aventure médiévale et nous descendons du château par le chemin inverse. Tiens donc, c’est étrange! Il ne faut rien payer pour sortir! Exceptionnel, isn’t not ?


Nous revoilà dans le centre du patelin. Il est maintenant 15 heures 10, et le petit train est prévu pour 16 heures. Nous en profitons pour nous installer à une terrasse, et comme mon épouse n’a pratiquement rien mangé de son repas médiéval, elle commande un spaghetti. Moi, je ne mange rien.


Il faut maintenant quitter La Roche-en-Ardenne, heure oblige, et en conséquence, nous allons attendre le petit train. Il est presque à l’heure, et le conducteur nous reconnaît. Nous prenons place à bord et après un petit circuit en ville, nous arrivons près de notre voiture. Eh bien! Je préfère avoir effectué le trajet, confortablement assis, plutôt que sur mes deux pieds. la voiture est toujours à la même place, et j’en fait le tour. Rien d’anormal. On ne sait jamais dans des endroits touristiques ainsi.


Fin de cette journée médiévale, journée agréable et à renouveler, n'est-il pas ?





Laroche-en-Ardenne - 2ème partie

le 17/10/2006 à 14h20
Laroche-en-Ardenne - 2ème partie


Nous atteignons ainsi la base du château-fort, ou plutôt, de ce qu'il en reste car il est assez délabré, extérieurement du moins. Nous verrons l'intérieur un peu plus tard, et nous pourrons constater qu 'ii y a encore des salles avec plafond en pierres, les plafonds étant voûtés. Le sol est souvent en terre, et parfois, il est constitué du rocher sur lequel le château a été construit. Il fait frais, et même très frais à l 'intérieur, a/ors que le soleil est pourtant présent au dehors et diffuse une bonne chaleur. IL existe un contraste étonnant de température, et en plus, des Courants d'air qui ne doivent pas être des meilleurs pour nos petites santés, nous font frissonner.

Je me demande comment cela se passait réellemmt à l'epoque médiévale, quand les gens habitaient ainsi le château à longueur d'années. J'imagine qu 'il devait y avoir des mdades à tour de bras, bronchites, broncho-pneumonies et autres maladies semblables. Et les enfants? Et les vieux? Et encore, comment faisait-on pour se chauffer? Des feux de bois je suppose, mais où s'évacuaient les fumées ? Et où gardaient-on les animaux ? Dans certaines salles probablement.

Et imaginez alors les odeurs,l'environnement. Je crois que c'était surtout une belle époque....quand on la regarde par le biais du cinéma ou de la télévision. La saleté, la crasse devaient se disputer pour savoir qui gagnerait en fin de compte. Bon, nous ne sommes pas venus pour nous pencher sur le sort des ancêtres médiévaux ( C 'est bien écrit, hein?) mais bien pour nous distraire un peu.

Nous poursuivons la grimpette, et nous atteignons un palier où un orchestre médiéval (J'en doute, vu les instruments de musique utilisés par les artistes...) s'active à distraire les (Très) nombreux tou-ristes ou visiteurs. (Et bien! Cela en fait, des 200 Frs ( 5 euros ) d'entrée. ) Je me de-mande qui va béné-ficier de l'argent ainsi récolté. Je suppose que chaque asbl qui participe à l'anima-tion doit recevoir un petit subside de la ville. J'en aurai presque la confirmation plus tard, car les «artistes» médiévaux sont tenus de faire leur petit spectade à des heures trèsrégulières. Apparemment, comme j'ai pu m'en rendre compte, ces horaires sont suivis exactement, chaque compagnie (On y viendra plus tard.) donnant son petit spectade à tour de rôle.


Bon! N'anticipons pas. Près de l'orchestre, de nombreuses tables en bois, et des bancs (En bois aussi, oui da...) accueillent les touristes affamés. Quelques commerçants médiévaux en costumes du temps passé sont installés à des échoppes, et proposent ( Contre espèces sonnantes et trébuchantes, évidemment.) soit de la viande grillée avec un bout de pain, français celui-là, soit une sorte de ragoût, viande cuite à l'eau, pommes de terre et je ne sais quels légumes baignant dans un jus à peine tiède. 150 Frs (3 euros 75 cents) par personne. Nous nous laissons tenter, d'autant plus que 1 'heure a passé. Il est déjà environ 13h00. Je prends la viande grillée, Arlette prend le ragoût. Je mange tout, la viande est bien cuite, le pain français est bien croustillant. Arlette ne mange rien, tout est presque froid, mais son pain est croustillant aussi (Je le sais, puisque c'est moi qui l'ai mangé.)


Nous prenons une bière, presque tiède, dans un gobelet en plastique. Ce n'est vraiment pas terrible, cette bière. Nous ne devions pas nous attendre à autre chose, vu le débit. Comment ce commerçant aurait-il pu fournir de la bière bien fraîche? 

Pendant que nous mangeons, un affreux personnage qui aurait fait peur à Sylvester Stallone et à Arnold Schwartzenegger, marchant pratiquement sur les genoux, il faut le faire d'ailleurs, est venu à notre table pour je ne sais quoi. Je n'ai rien compris à ce qu'il disait. Mais, hop là ! Eclair! Comme il s'éloigne, je me rends compte quil agite une boîte de conserve avec une poignée et je vois un touriste lui glisser la pièce. Donc, l'affreux personnage est un mendiant médiéval profitant néanmoins du monde moderne. (la boîte de conserve avec la poignée soudée, voyons...) 

Je me demande s'il travaille en solo ou si c'est au profit de la ville de La Roche-en-Ardenne. Si c'est le cas, je ne pense pas que le Bourgmestre pourra se payer un nouveau costume de sitôt. Si la recette appartient au propriétaire de la boîte de conserve, vu ce qu 'il collecte, je ne suis pas étonné qu'il soit vêtu aussi salement. (Mais je m'égare, ces vêtements crasseux font partie du personnage.) S'il était revêtu d'un justaucorps en soie – J' ouvre une parenthèse. Assez longue, et pour connaître la suite de la phrase, il faut aller voir trois lignes plus loin, la reprise se faisant au mot: une jambe... - (Aîe pour l'orthographe... - Justaucorps – Je vérifie au dictionnaire... J'ai bien écrit ce nom commun, justaucorps, du premier coup. All right. Je suis vraiment fort.) une jambe et un bras en soie rouge, et l'autre jambe et l 'autre bras en soie jaune, et accompagné d'une damoiselle, ce ne serait plus un mendiant. Je n'ai rien donné à ce mendiant, qui collecte un dimanche du mois d'août pour nourrir sa famille. C'est honteux. J'en suis extrêmement gêné et pour un peu, je ferais un complexe. Si j'avais un capuchon comme tous les moines que nous rencontrons à chaque détour, je m'y dissimulerais la tête. Bon! C'est tout! Rassurez-vous, âmes sensibles, j'ai rencontré le même ... personnage un peu plus tard, et il a reçu son obole. (Je vous le jure, nom de...)


Je vais maintenant rechercher le personnage de La Louvière, qui m'a incité à aller voir son spectacle. Qu'est-ce qu'il m'avait encore dit? Qu'il fallait rechercher la compagnie du cygne, sur les blasons. Je regarde, j'observe, j'épie. Je vois un écusson avec un sanglier, je vois un autre écusson avec un autre animal, mais point de cygne. Je m'informe auprès d'un soldat médiéval. Oui. La compagnie du cygne a son campement encore plus haut dans le château. Je m'apprête à suivre la direction indiquée lorsque j'aperçois un chevalier barbu, enveloppé dans une grande cape noire ( Pas très nette par ailleurs.) qui discute avec un autre soudard. C'est bien le chevalier du cygne que je recherche. Il me reconnaît, et donc, je ne reçois aucun mauvais coup de la grande épée qui lui bat le flanc.


Il sue à grosses gouttes. Je ne suis pas étonné, vêtu ainsi en plein soleil. Quand je pense que ce personnage m'a dit qu'il laissait pousser ses cheveux et sa barbe, uniquement pour présenter l 'aspect réel, paraît-il, d' un chevalier médiéval. Il nous invite à l' accompagner à son campement, dans une salle du château. (En plein dans les courants d'air, vous vous souvenez que j'en ai déjà parlé ?) Mon chevalier est installé assez misérablement, dans le coin d'une salle. Il est accompagné de son épouse et d'un couple que je ne connais pas.


Fin de la 2ème partie


 


 


Laroche-en-Ardenne - 1ère partie

le 17/10/2006 à 11h45

 Je vais relater, en plusieurs parties vu la longueur de mon texte, une excellente journée passée à Laroche-en-Ardenne, Belgique, ceci remontant à plusieurs années.


1ère partie :


Après 8 années passées à l'armée comme engagé sous-officier volontaire, je suis entré à la police de La Louvière, en Belgique.(J'y ai fonctionné durant 32 ans)


Dans le cadre de mon travail, j'ai été amené à rencontrer une personne d'une petite quarantaine d'années, personne dont j'ai oublié le nom d'ailleurs, qui était passionné par l'époque médiévale. II ne rêvait que de cela et s'investissait totalement.  Après avoir traité le dossier, affaire tout à fait administrative par ailleurs, cet homme m'a appris qu'il donnait des spectacles un peu partout, mimant notamment des combats de chevaliers, et il m'a aussi montré des photographies. Comme par hasard, un tel spectacle était organisé à La Roche-en-Ardenne, à partir de 11 heures, le premier dimanche suivant son interpellation.


 Dimanche. Il fait un temps magnifiquement ensoleillé. Nous parcourons environ 140 kilomètres et voilà Laroche-en-Ardenne qui se profile à l'horizon. (Ce n'est qu'une vue de l'esprit parce que dans la réalité, cette ville se situe au fond d'une vallée, sur l'Ourthe.) Nous plongeons dans la vallée, et nous découvrons une magnifique petite localité, très proprette, accueillante. Mais, aïe! Le problème habituel. Comment faire pour trouver un endroit de stationnement autorisé? That is the question! 


Nous descendons la route sinueuse qui nous amène au coeur de la cité, et tout au long de cette descente, aucune possibilité de stationnement. Nous traversons partiellement la ville, toute en longueur, et c'est manifestement impossible de se parquer quelque part. Il y a une foule incroyable de promeneurs. On voit bien qu'il fait beau, et certainement, les festivités médiévales qui se déroulent dans le château-fort surplombant la ville, y sont pour une bonne part. Le problème immédiat, c'est de pouvoir s'arrêter quelque part.

Nous cherchons, nous cherchons, et finalement, nous repérons une autre route qui remonte la vallée. Et bien loin sur celle-ci, devant un magnifique hôtel pour vacanciers, nous parvenons à stationner la voiture dans un endroit autorisé, s 'il vous plaît. Allez, il faut maintenant un peu de courage pour faire le chemin inverse, sur nos pauvres petits pieds, pour rejoindre le centre. Mais que voyons-nous, soudain? Je vous le donne en mille! Un train. Eh oui! (Un train, c'est comme je vous le dis. Mais non, pas un train qui circule sur des rails. 

C'est un petit train touristique qui effectue son circuit dans et hors de la ville. Je lève le bras au passage du conducteur, mimant par des gestes expressifs mon intention de prendre place à bord. Nouveau miracle. Le conducteur immobilise son engin, et même, nous pouvons nous installer sans payer de suite. Exceptionnel, non? Nous arrivons ainsi aisément, et sans nous fatiguer le moins du monde, jusqu'en plein centre de la rue principale.


Aussi étrange que cela paraisse, nous parvenons à prendre un accord avec le conducteur du train, afin de pouvoir le reprendre en sens inverse, jusqu'à notre voiture, lorsque nous déciderons de repartir.


I1 fait un temps magnifique, et comme le trajet a quand même été assez long, nous nous installons à une terrasse où nous pouvons siroter à l'aise une délicieuse bière brune de Chimay. Et soudain, que voyons-nous arriver? Des chevaliers. ( Donc, des personnages vêtus en chevalier, et montés sur ...des chevaux, autrement, ce ne seraient pas des chevaliers, gros malin.) Ils sont vêtus de rouge, et ils portent un heaume. Et derrière, c'est une charrette tirée par des chevaux ardennais. Bien sûr, les personnages qui se trouvent dans cette charrette ne sont pas des chevaliers, mais des manants. Et encore! Voilà des personnages se déplaçant sur leurs pieds, eux.  Ce sont des moines, avec une robe de bure j' imagine. En levant les yeux, nous apercevons le château-fort, garni d'oriflammes multicolores. Ce château-fort, qui domine la ville constitue une masse sombre et inquiétante. Nous décidons d'y monter puisque c'est le but de notre venuepar personne. 5 euros à payer pour être autorisé à franchir la herse flanquées de deux gardiens vêtus en soldats de l' époque, avec lance et grande épée. Vu leurs mines patibulaires,e crois qu'il valait mieux payer son entrée. Nous montons vers le château et nous pourrons ainsi constater que manifestement, il s'agit vraiment d'un très vieux château-fort, paraît-il, du quinzième siècle. Tout le long de notre parcours, nous croisons chevaliers et manants, moines, gentes dames, lépreux et autres personnage tels qu'on se les représente à l' époque.

Quelques tentes sont aussi montées dans le style de l'époque.


Fin de la 1ère partie.




L'officier et la canne-siège.

le 16/10/2006 à 18h54

Ma mémoire se réveille.


A l'école d'armes de formation pour sous-officiers des blindés, nous dépendions, pour les cours de tactique, d'un officier, soit un capitaine, lequel adorait enseigner " son savoir " sur le terrain de manoeuvres. Nous, candidats sous-officiers, devions apprendre la tactique à appliquer au sein d'un peloton blindé (5 chars) mais en nous limitant cependant, dans un premier temps, à l'articulation de deux chars.


Notre capitaine ne pouvait donner son cours de tactique qu'en parlant à l'échelon du régiment, et même, à l'échelon de plusieurs régiments.


- " Moi, Messieurs, j'ai fait l'école de guerre, je ne suis pas habitué à commander une section, ni même un peloton, ni même un régiment de chars (?) Je vois la situation à partir d'une division, et encore...."(Bof, nous, on s'en foutait de ce qu'il disait, si cela pouvait lui faire plaisir.)


Je ne me souviens plus de son nom, mais c'était un brave homme malgré sa présomptuosité (Si ce terme existe...) Attention : Il possédait une canne-siège qu'il portait presque tout le temps accrochée au bras, en lieu et place de son stick d'officier. Lorsqu'il arrivait ainsi sur le terrain d'exercice, il se présentait devant notre peloton d'élèves, nous saluait et ouvrait sa canne-siège. L'ouverture abaissait une sorte de petit siège en cuir brun. Il allumait sa pipe et s'asseyait alors sur le siège. Horreur ! Vous devez bien imaginer que cette canne-siège n'avait qu'un seul pied, assez pointu par ailleurs. Notre capitaine devait donc garder son équilibre en gardant les genoux légèrement fléchis, les pieds posés un peu devant lui, les jambes légèrement écartées. Sur un sol dur, tout allait encore assez bien, mais sur un sol mou?


Catastrophe ! Le pied unique de son siège s'enfonçait plus ou moins vite dans le sol. Il faut dire que notre brave officier, au fur et à mesure qu'il "descendait", avait l'air de plus en plus comique, jusqu'à prendre une position parfaitement ridicule, comme s'il était assis sur un pot de w.c. (Ben oui...)


Que voulez-vous ? Cet homme n'était qu'un simple officier. Nous, candidat sous-officier, faisions preuve de bienveillance en nous retenant de rigoler. ( Bon, je rectifie, nous n'aurions pas osé...rigoler...)


Voilà ! C'est une petite anecdote qui, encore aujourd'hui, plus de 35 ans après avoir quitté l'armée comme sous-officier d'active, me fait encore sourire.


A bientôt.

Qui, militaires ou anciens militaires, n'a jamais entendu parler de " l'arbre en boule " ?


Un retour en arrière - Il y a une trentaine d'années, étant engagé volontaire à l'armée et étant entré à l'école d'armes des blindés, à Arlon (Stockem), Belgique,j'ai participé à un cours de tactique sur le terrain, cours donné par un sous-officier très intelligent, (Forcément intelligent vu que je suis aussi devenu sous-officier) qui ne pouvait s'empêcher de situer tous les points marquants du terrain, par rapport à un arbre en boule. Il y avait toujours un arbre en boule sur le terrain. Et oui, c'est ainsi. De même, si la tactique se donnait sur bac à sable, il fallait toujours tout situer par rapport à un arbre en boule miniature, planté exprès dans ce bac à sable.


- Mr.Mathieu (Milton, pour les intimes) situez-moi le char d'assaut qui se trouve à environ 800 mètres de notre position, décalé à gauche par rapport à notre direction ?


Réponse : - Hum!Hum! Devant, char d'assaut, huit cents mètres, trente degrés à gauche de l'arbre en boule.


- Très bien, Mr.Mathieu (Milton, déjà dit...) vous aurez une bonne note en tactique.


- Et toc!!! En plein dans le mille. (Je croyais pourtant avoir parlé de... 800 mètres, et non de ...mille.)


Oui Oui, je sais, ce que je viens de raconter n'est pas très marrant, c'est vrai. Cependant, cette petite histoire rappellera peut-être quelques souvenirs à d'aucuns, du moins, je l'espère.


Dans mon prochain article, j'éléverai un peu la barre car je vous parlerai d'un OFFICIER un peu particulier, mais qui était sympathique et amusant.


Milton

Débuter un blog...

le 15/10/2006 à 11h00

15 octobre 2006 - Je viens de " créer " (?) mon blog.


Ce n'est déjà pas si mal vu mon âge (63 ans) mais le plus difficile reste à faire, écrire des articles amusants, faire part de souvenirs et relater quelques aventures, ou mésaventures, survenues au cours de ma vie personnelle ou professionnelle.


Je n'ai pas la prétention d'être lu. Simplement, je compte " m'amuser " et le fait de simplement pouvoir me relire, me fait déjà plaisir.


Mon pseudonyme, " Milton ", ressort du hasard. Et oui ! C'est le nom de mon chien, cavalier King Charles de 3 ans et demi. Il s'agit d'un mâle, très gentil, qui nous apporte beaucoup de plaisir, à mon épouse et à moi-même.


Ce présent préambule a simplement pout but de constater si mon " article " figurera bien sur mon blog. Je joins aussi une photo de mon Milton.