Je vais relater, en plusieurs parties vu la longueur de mon texte, une excellente journée passée à Laroche-en-Ardenne, Belgique, ceci remontant à plusieurs années.
1ère partie :
Après 8 années passées à l'armée comme engagé sous-officier volontaire, je suis entré à la police de La Louvière, en Belgique.(J'y ai fonctionné durant 32 ans)
Dans le cadre de mon travail, j'ai été amené à rencontrer une personne d'une petite quarantaine d'années, personne dont j'ai oublié le nom d'ailleurs, qui était passionné par l'époque médiévale. II ne rêvait que de cela et s'investissait totalement. Après avoir traité le dossier, affaire tout à fait administrative par ailleurs, cet homme m'a appris qu'il donnait des spectacles un peu partout, mimant notamment des combats de chevaliers, et il m'a aussi montré des photographies. Comme par hasard, un tel spectacle était organisé à La Roche-en-Ardenne, à partir de 11 heures, le premier dimanche suivant son interpellation.
Dimanche. Il fait un temps magnifiquement ensoleillé. Nous parcourons environ 140 kilomètres et voilà Laroche-en-Ardenne qui se profile à l'horizon. (Ce n'est qu'une vue de l'esprit parce que dans la réalité, cette ville se situe au fond d'une vallée, sur l'Ourthe.) Nous plongeons dans la vallée, et nous découvrons une magnifique petite localité, très proprette, accueillante. Mais, aïe! Le problème habituel. Comment faire pour trouver un endroit de stationnement autorisé? That is the question!
Nous descendons la route sinueuse qui nous amène au coeur de la cité, et tout au long de cette descente, aucune possibilité de stationnement. Nous traversons partiellement la ville, toute en longueur, et c'est manifestement impossible de se parquer quelque part. Il y a une foule incroyable de promeneurs. On voit bien qu'il fait beau, et certainement, les festivités médiévales qui se déroulent dans le château-fort surplombant la ville, y sont pour une bonne part. Le problème immédiat, c'est de pouvoir s'arrêter quelque part.
Nous cherchons, nous cherchons, et finalement, nous repérons une autre route qui remonte la vallée. Et bien loin sur celle-ci, devant un magnifique hôtel pour vacanciers, nous parvenons à stationner la voiture dans un endroit autorisé, s 'il vous plaît. Allez, il faut maintenant un peu de courage pour faire le chemin inverse, sur nos pauvres petits pieds, pour rejoindre le centre. Mais que voyons-nous, soudain? Je vous le donne en mille! Un train. Eh oui! (Un train, c'est comme je vous le dis. Mais non, pas un train qui circule sur des rails.
C'est un petit train touristique qui effectue son circuit dans et hors de la ville. Je lève le bras au passage du conducteur, mimant par des gestes expressifs mon intention de prendre place à bord. Nouveau miracle. Le conducteur immobilise son engin, et même, nous pouvons nous installer sans payer de suite. Exceptionnel, non? Nous arrivons ainsi aisément, et sans nous fatiguer le moins du monde, jusqu'en plein centre de la rue principale.
Aussi étrange que cela paraisse, nous parvenons à prendre un accord avec le conducteur du train, afin de pouvoir le reprendre en sens inverse, jusqu'à notre voiture, lorsque nous déciderons de repartir.
I1 fait un temps magnifique, et comme le trajet a quand même été assez long, nous nous installons à une terrasse où nous pouvons siroter à l'aise une délicieuse bière brune de Chimay. Et soudain, que voyons-nous arriver? Des chevaliers. ( Donc, des personnages vêtus en chevalier, et montés sur ...des chevaux, autrement, ce ne seraient pas des chevaliers, gros malin.) Ils sont vêtus de rouge, et ils portent un heaume. Et derrière, c'est une charrette tirée par des chevaux ardennais. Bien sûr, les personnages qui se trouvent dans cette charrette ne sont pas des chevaliers, mais des manants. Et encore! Voilà des personnages se déplaçant sur leurs pieds, eux. Ce sont des moines, avec une robe de bure j' imagine. En levant les yeux, nous apercevons le château-fort, garni d'oriflammes multicolores. Ce château-fort, qui domine la ville constitue une masse sombre et inquiétante. Nous décidons d'y monter puisque c'est le but de notre venuepar personne. 5 euros à payer pour être autorisé à franchir la herse flanquées de deux gardiens vêtus en soldats de l' époque, avec lance et grande épée. Vu leurs mines patibulaires,e crois qu'il valait mieux payer son entrée. Nous montons vers le château et nous pourrons ainsi constater que manifestement, il s'agit vraiment d'un très vieux château-fort, paraît-il, du quinzième siècle. Tout le long de notre parcours, nous croisons chevaliers et manants, moines, gentes dames, lépreux et autres personnage tels qu'on se les représente à l' époque.
Quelques tentes sont aussi montées dans le style de l'époque.
Fin de la 1ère partie.